entretien pour Nadège Eymery / Université Paul Valéry à Montpellier

ana pi

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Bonjour,
Je suis étudiante à l’université Paul Valéry à Montpellier en Arts du spectacle, option Théâtre. Vendredi je dois, avec trois camarades, faire un exposé sur Dub Love. Ma partie sera sur vous. Ainsi, je me permet, un peu tardivement, de vous envoyer un mail afin de savoir quelques petites choses sur vous :

  • Qu’est ce qui vous a donné envie de faire de la danse ?
  • Pourquoi avoir participer au projet Dub Love ?
  • Quel a été votre ressenti, votre point de vue par rapport à ce projet (avant, pendant et après représentations) ?
  • Quelles sont vos influences (artistes, spectacles ou mouvements) artistiques ?
  • Comment s’est monté le spectacle : Est-ce que François Chaignaud et Cecilia Bengolea ont  créés le spectacles tout seul ou les avez vous aidés ?
  • Pourquoi avoir choisit Montpellier pour vos études et pas une autre ville (ou pays).
En attendant votre réponse, je tiens à vous remercier pour le temps que vous me consacrerez et je voulez vous féliciter pour votre spectacle Dub Love ainsi que la conférence que vous avez donné sur les danses urbaines. Cette dernière était toute particulièrement intéressante.
Cordialement,
Mlle Eymery Nadège
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bonsoir Nadège,

j’aurais aimé prendre plus de temps pour répondre aux questions plus concentrée,
mais ou je le fait de suite ou bien je ne le fait pas… Déjà je te remercie bcp d’avoir pris le contact.
Justement la conférence sera rejouée demain matin au Pas de Calais pour des collégiens.
Bonne nuit, tes retours sont très bienvenus,
bon travail, Ana.
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  • Qu’est ce qui vous a donné envie de faire de la danse ?
 

Je te répondrai plutôt sur qu’est-ce que m’a fait continuer dans la danse… En traversant différentes pratiques je me suis attaché au besoin de jouer avec mon corps, les multiples images qu’il peut emmètre et de la même manière cette possibilité d’invention de soi, de fabrication, chaque pratique m’a permise de vivre ce qu’il m’aurait exigé des longs et des longs voyages.  


  • Pourquoi avoir participer au projet Dub Love ?
 

Dub Love n’a jamais existé tant que projet, ça a été une construction sur laquelle j’étais présente par coïncidence.

 
  • Quel a été votre ressenti, votre point de vue par rapport à ce projet (avant, pendant et après représentations) ?
 

Le pendant commence avec Cecilia que me demande de donner quelques cours à elle des danses sacrées noires brésiliennes dont je pratique dans le cadre de la création d’un solo qu’elle préparait. Rapidement les pointes sont arrivées et avec ces chaussons si imposantes un grand besoin de créer une corporalité spécifique, pour défier la douleur, donc l’espace pour la expérimentation était lancé. C’est une longue histoire, mais Dub Love s’est construit et s’est effondré nombreuses fois au cours de sa construction. Je dirais que c’est vraiment le rencontre avec le public, les différents espaces de jeu et soundsystemes qui nous ont permis de trouver une matière à la fois plus solide et à la fois plus souple, et la distance, le recul, entre la toute première et la suite il a eu 6 mois d’écart, cette mémoire s’est activé dans une autre temporalité.

 
  • Quelles sont vos influences (artistes, spectacles ou mouvements) artistiques ?
 

Je suis très influencée par les courants artistiques et manifestations populaires de mon pays, ça va avec mon éducation familiale et politique de base. Je vais citer pleins de choses un peu au vent: les diverses cultures du Samba avec les paroles – les instruments – l’environnement – la danse, Dona Dalva do Samba, Hélio Oiticica, Marlene Monteiro Freitas, Hooman Sharifi/impure cie, Mamson, Fezinho Pataty, Eros Volúsia en pointes, Tropicalismo, Vilém Flusser, Maya Deren, Paulo Freire est une référence de pédagogie, Jacques Tati, Norman Mclaren, Mr Wave, James Brown, Lisa Nelson, Rub-a-dub dance, cavalo marinho de Olinda, congado de Minas Gerais, Art Brut, Art Naif, Pierre Fatumbi Verger, Oscar Niemeyer, Burle Marx, Tomie Ohtake, spectacle Quilombos Urbanos, Uakti… il y a pleins de choses que m’inspirent beaucoup. 


  • Comment s’est monté le spectacle : Est-ce que François Chaignaud et Cecilia Bengolea ont  créés le spectacles tout seul ou les avez vous aidés ?
 

Je réponds pour Dub Love, nous avons travaillé ensemble, de manière triangulaire, pas équilatéral, mais triangulaire… en reconnaissant la richesse que puise dans nos trois corps si diverses, dans les conflits. C’est plutôt Cecilia qui nous a rassemblé au tour de cet objet une fois qu’il était déjà en cours. Nous sommes 5, avec Ange, puis tous les regards des gens qui nous ont rendus visites en studio. La manière dont fonctionne Jideh pour sa création musicale nous a beaucoup transformé dans la manière que chacune conçoit sa danse.


  • Pourquoi avoir choisit Montpellier pour vos études et pas une autre ville (ou pays).
 

J’ai un grand intérêt pour les différentes questions que gravitent autour de la rencontre corps et image, en 2009/10 la formation EX.E.R.CE était dédiée à cette recherche là, ça a été une évidence pour moi et j’ai eu la chance d’avoir pu trouver la possibilité de venir.

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Autor: Ana Pi

Artiste chorégraphique et de l’image, chercheuse en danses urbaines, danseuse contemporaine et pédagogue. Ana Pi est diplômée de l’École de Danse de l’Université Fédérale de Bahia – Brésil, où elle étudie la pédagogie et la création en danse contemporaine. En 2009-10, elle étudie la danse et l’image au Centre Chorégraphique National de Montpellier – France, au sein de la formation EX.E.R.CE sous la direction de Mathilde Monnier. La circulation, le décalage, l’appartenance, la superposition, la mémoire, les couleurs, les actions ordinaires et le geste sont des matières vitales à sa pratique créative et pédagogique. Son travail s’inscrit principalement dans le cadre de collaborations avec d’autres artistes sur des projets de multiples natures et durées. Actuellement, elle est conférencière et performeuse sur le sujet des danses urbaines, sa démarche a été présentée aussi bien au Brésil, qu’en Europe et, plus récemment, en Afrique. Brasil / 1986 ⇔ France / 2016 Artista coreográfica e da imagem, pesquisadora das danças urbanas, dançarina contemporânea e pedagoga. Ana Pi é graduada pela Escola de Dança da Universidade Federal da Bahia – Brasil, em 2009/10 ela estuda a dança e a imagem no Centre Chorégraphique National de Montpellier – França, formação EX.E.R.CE, sob a direção de Mathilde Monnier. Trânsito, deslocamento, pertencimento, sobreposição, memória, cores, ações ordinárias e gesto são matérias vitais à sua prática criativa e pedagógica. Seu trabalho se apresenta principalmente no âmbito de colaborações com outras/os artistas em projetos de naturezas e durações diversas. Atualmente, ela palestra e performa sobre danças urbanas, suas apresentações foram realizadas tanto no Brasil, quanto na Europa e, mais recentemente, em África.

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